
9. Le coin des curieux
Le rêve humaniste à l’épreuve de la science-fiction
La science-fiction prolonge certains idéaux humanistes (confiance en l’homme, progrès, liberté), mais elle les met aussi en question face aux dérives du monde moderne.
1. La science-fiction : une héritière de l’humanisme
Depuis la Renaissance, l’humanisme défend la confiance en l’homme, en ses capacités intellectuelles et morales, ainsi qu'en un progrès possible par l’éducation, la science, le dialogue. La science-fiction, genre moderne, hérite de cette vision mais la transpose dans des mondes futurs.
→ Fahrenheit 451 (Ray Bradbury) défend la liberté de penser face à une société qui brûle les livres.
→ Her (Spike Jonze) interroge l’amour, l’identité et le lien humain à l’ère de l'intelligence artificielle.
2. Un miroir critique de notre société
Mais la science-fiction ne fait pas que prolonger l’idéal humaniste. Elle en révèle aussi les fragilités.
La science-fiction imagine des sociétés où la raison ne sert plus le progrès humain, mais le contrôle, la surveillance, la déshumanisation :
→ « Black Mirror » dénonce un monde déshumanisé par les écrans.
→ « Gattaca » met en scène une société qui discrimine en fonction des gènes, menaçant la dignité humaine.
3. Une invitation à redéfinir l’humanisme aujourd’hui
Ces récits futuristes nous obligent à réfléchir : que reste-t-il de l’humanisme dans un monde dominé par les écrans, l’intelligence artificielle, les logiques économiques ? Ils rappellent que l’humanisme est un combat, pas une évidence.
→ « Wall-E » et « La Possibilité » d’une île rappellent que l’humain, c’est aussi la fragilité, l’émotion, la relation à l’autre.