
1. Cours
La proposition subordonnée conjonctive complétive
📢 La grammaire peut parfois sembler complexe. Nous allons aujourd’hui lever le voile sur la proposition subordonnée conjonctive complétive.
Avant d’expliquer ce qu’est une subordonnée complétive, il est nécessaire de rappeler ce que sont les propositions.
Une proposition indépendante est une proposition qui forme à elle seule une phrase simple, complète et autonome. Elle ne dépend d’aucune autre proposition.
Lorsque la phrase s’enrichit et devient plus complexe, elle peut alors contenir plusieurs propositions liées entre elles : certaines propositions ne sont plus autonomes et dépendent d’une autre. On parle alors de propositions subordonnées, qui s’intègrent dans la phrase pour en préciser ou en compléter le sens. Nous nous intéresserons ici plus précisément à la proposition subordonnée complétive.
1. Qu’est-ce qu’une subordonnée conjonctive complétive ?
A. Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?
Une proposition subordonnée est une phrase qui dépend d’une autre proposition, appelée proposition principale. Elle ne peut pas exister seule :
→ Je pense qu’il va pleuvoir : qu’il va pleuvoir dépend du verbe pense → c’est une subordonnée.
B. Qu’est-ce qu’une subordonnée conjonctive complétive ?
La proposition subordonnée conjonctive complétive est une subordonnée :
introduite par une conjonction de subordination
qui complète le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom de la proposition principale
→ Il affirme qu’il a raison : qu’il a raison complète le verbe affirme.
2. Comment la reconnaître facilement ?
A. Elle est introduite par une conjonction de subordination
Une conjonction de subordination est un mot qui introduit une proposition subordonnée et la relie à une proposition principale. Elle montre que la proposition n’est pas indépendante et qu’elle a un rôle précis dans la phrase. Les conjonctions de subordination les plus courantes sont :
que, si, quand, parce que, lorsque, puisque, afin que, bien que...
→ Je crois qu’il dit la vérité : introduite par la conjonction de subordination « que » (élidée en « qu' » devant une voyelle).
B. Elle complète un mot de la principale
La proposition subordonnée complétive peut compléter :
un verbe (le plus fréquent)
→ Il faut que tu partes
un adjectif
→ Je suis content que tu viennes.
un nom
→ J’ai l’impression qu’il ment.
3. Les fonctions de la subordonnée complétive
Fonction COD (le plus fréquent)
🔎 Analyse de la phrase : il pense qu'il a raison.
Il pense qu'il a raison.
prop. principale subordonnée complétive (complète le verbe « pense »).
Fonction : complément d'objet direct (COD) car tu peux poser la question « il pense quoi ? ». La réponse est « qu'il a raison ».
Sujet (plus rare)
🔎 Analyse de la phrase : qu’il parte maintenant m’inquiète.
Qu'il parte maintenant m'inquiète.
subordonnée complétive prop. principale
Fonction : sujet car on peut poser la question « qu'est-ce qui m'inquiète ? ».
La réponse est l'entièreté de la proposition : « qu'il parte maintenant ». La proposition subordonnée est placée en début de phrase, ce qui est le cas pour une fonction sujet.
💡 La petite astuce
Pour bien vérifier que c'est le sujet, on peut souvent remplacer toute la subordonnée par le pronom « cela » : cela m'inquiète. Si le remplacement fonctionne et que « cela » est sujet, alors la proposition l'est aussi.
Complément de l’adjectif
🔎 Analyse de la phrase : elle est heureuse que tu sois là.
Elle est heureuse que tu sois là.
prop. principale subordonnée complétive
Fonction : complément de l'adjectif car elle complète l'adjectif « heureuse ».
⚠️ Attention à ne pas confondre le nom et l'adjectif : le nom désigne une personne et l'adjectif décrit le nom en donnant une qualité ou une caractéristique.
Complément du nom
🔎 Analyse de la phrase : tu as la certitude que Delphine se trompe.
Tu as la certitude que Delphine se trompe.
prop. principale subordonnée complétive
Fonction : complément du nom car elle complète le nom « certitude » en le précisant.
⚠️ Attention au piège : pourquoi ce n'est pas une relative ?
La complétive complément du nom et la relative se ressemblent beaucoup visuellement :
complétive : tu as la certitude que Marie se trompe .
→ le « que » est une conjonction, il fait le pont entre le nom et l'idée.
relative : la certitude que tu as est partagée.
→ le « que » est un pronom relatif, il remplace le mot « certitude » : tu as cette certitude.
🔒 Pour aller plus loin, gagner en efficacité et progresser, la suite du cours t’attend :
4. La méthode des 3 piliers
Les tests pour ne plus te tromper
Les secrets pour éviter le piège du « que »
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