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philosophie

2. Dissertations

Peut on avoir peur de la liberté ?

Peut on avoir peur de la liberté ?



I.  La liberté est un bien précieux et il ne faut pas en avoir peur

La liberté est souvent perçue comme une condition du bonheur et de la dignité humaine.

- La liberté est un droit fondamental reconnu par la plupart des sociétés modernes. John Stuart Mill : défense des libertés individuelles dans une société démocratique. Rousseau : Le Contrat social : « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers » → aspiration naturelle à la liberté.

- Être libre, c’est pouvoir choisir par soi-même, être responsable de sa vie.

- L’histoire montre que des peuples ont combattu pour conquérir leur liberté (révolutions, luttes contre les dictatures…). Révolution française : les citoyens se battent pour se libérer de la monarchie absolue. Les résistants sous l’Occupation choisissent la liberté, malgré les risques.

II. Pourtant, la liberté peut faire peur : elle implique des responsabilités

 La liberté n’est pas toujours confortable. Elle oblige à choisir et à assumer les conséquences de ses choix.

- Être libre, c’est ne pas pouvoir se reposer sur quelqu’un d’autre pour décider à sa place. Dostoïevski : Les Frères Karamazov (mythe du Grand Inquisiteur) → les hommes préfèrent parfois qu’on décide pour eux, pour fuir l’angoisse de la liberté.

- L’angoisse de faire un mauvais choix peut paralyser ou effrayer. Sartre : L’existentialisme est un humanisme « L’homme est condamné à être libre » → la liberté est inévitable mais angoissante, car nous sommes seuls face à nos décisions.

- La responsabilité qu’implique la liberté peut pousser certains à préférer l’obéissance ou la soumission. Une personne qui préfère suivre des règles strictes plutôt que de prendre des décisions par elle-même

III. Peut-on dépasser cette peur ? Apprendre à être libre

La peur de la liberté peut être surmontée par l’éducation, l’expérience, et la réflexion.

- Être libre s’apprend : cela suppose de se connaître soi-même et de comprendre ses choix. Pour Spinoza, l'être humain n'est pas libre, car il n'a pas conscience des causes qui le déterminent : s'il en prend conscience, il acquiert alors une forme de liberté.

- L’autonomie se construit progressivement, par l’exercice du jugement et la confrontation au réel. Kant caractérise le mouvement des Lumières comme l'émancipation de la personne humaine par la connaissance, comme l'acquisition par l'homme de son autonomie intellectuelle – soit une rupture avec l'autorité des traditions : oser penser par soi-même. L’école vise à former des citoyens autonomes, capables de réfléchir par eux-mêmes.

- Il ne s’agit pas de choisir entre liberté et sécurité, mais d’apprendre à concilier les deux. Apprendre à voter, à faire des choix de vie (études, travail…) malgré les doutes.

 

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